Barefoot ArcticEdge testées en Antarctique : comment ont-elles résisté aux conditions extrêmes ?
Pourriez-vous nous décrire brièvement comment se sont déroulés les préparatifs, le voyage jusqu’à destination et quel en était l’objectif principal ?
Dans mon cas, la préparation pour l’Antarctique a été très intense dès le moment où j’ai décidé de partir. J’ai dû régler plusieurs choses avant le départ, notamment ma condition physique (j’ai été accompagné par une équipe de spécialistes : un coach personnel de House of Athletics, une nutritionniste de l’Académie de nutrition et des médecins du Centre sportif de Košice-Šaca), mais aussi bien sûr l’équipement et les vêtements. Car je partais pour le continent le plus hostile de notre planète, où rien ne peut être laissé au hasard et où, si quelque chose vous manque, il est malheureusement impossible de l’acheter sur place.
Après plusieurs mois de préparation intensive, j’étais prêt physiquement. Mentalement, il est impossible de vraiment s’y préparer, car on ne réalise ce qui nous attend qu’en approchant du lieu d’expédition, qui était dans notre cas la station scientifique située sur l’île James Ross. Le voyage a été exigeant, car la logistique est essentielle et l’Antarctique n’est accessible que par bateau et partiellement en avion. Nous avons voyagé de Vienne à Madrid, puis à Santiago du Chili, Punta Arenas et enfin l’île du Roi-George (déjà située en Antarctique). Ensuite, nous avons embarqué à bord du brise-glace chilien Viel et navigué deux jours plus au sud jusqu’à l’île James Ross.
Notre objectif principal était d’étudier l’impact du réchauffement climatique sur l’Antarctique. Nous étions plusieurs spécialistes dans l’équipe : climatologues, géologues, microbiologistes, physiologistes végétaux, mais aussi des chercheurs travaillant sur le pergélisol ou des glaciologues. Pour ma part, j’étais chargé de l’étude de la flore, notamment des lichens et des mousses, car ce sont les seuls organismes qui y poussent, avec les cyanobactéries, les algues et les bactéries.
Quelle est, selon vous, la chose la plus intéressante dans votre travail scientifique ?
De manière générale, je suis physiologiste du stress chez les plantes, ce qui signifie que j’étudie les processus physiologiques des végétaux et leur réaction aux différents types de stress. Je me spécialise principalement dans les lichens et les mousses. Selon moi, la chose la plus intéressante est justement le fait que je travaille dans un domaine auquel peu de personnes se consacrent, et c’est ce qui me passionne le plus. Grâce à l’interdisciplinarité, j’ai constamment l’opportunité d’étudier et de découvrir de nouvelles choses.

À quoi ressemble votre journée type dans des conditions aussi extrêmes ?
Cela dépend si l’on est de service à la station ou si l’on peut partir sur le terrain. Lorsque vous êtes de service, vous vous occupez de la station à deux. Vous préparez les repas pour 18 personnes, le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, vous remplissez les thermos de thé chaud dans lesquels chacun vient se servir, vous faites le ménage, passez l’aspirateur, nettoyez les toilettes, changez les serviettes, etc.
Lorsque vous partez sur le terrain, tout doit être soigneusement planifié à l’avance. Il faut définir la zone où vous souhaitez aller, vérifier les prévisions météo, car le temps en Antarctique change de manière très brutale. Il faut aussi préparer les vêtements, généralement portés en plusieurs couches, que l’on ajoute ou retire selon les conditions et la difficulté du terrain, ainsi que les chaussures. Il faut en prendre soin, car certaines paires se sont déjà désintégrées pendant des expéditions à cause des conditions extrêmes. Il faut donc entretenir le cuir, cirer, faire sécher, etc. Une fois tout préparé, commence alors la plus belle partie de l’expédition : l’exploration des sites et la collecte des échantillons.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous personnellement en Antarctique ?
Je dirais que l’Antarctique agit surtout sur le mental. Mais pour moi, le plus difficile a certainement été le voyage, car je n’aime ni l’avion ni les bateaux. Or, pour rejoindre l’Antarctique, il n’y a pas d’autre option que l’un ou l’autre. Quand on regarde sur une carte où l’on se trouve réellement, on réalise à quel point c’est incroyablement loin de chez soi. Et lorsque l’on vit une traversée comme celle du passage de Drake, ce n’est vraiment pas pour les estomacs fragiles.
Vous avez emporté nos chaussures barefoot ArcticEdge lors de l’expédition. Comment ont-elles résisté à ce test ?
Je dois avouer que j’ai emporté les ArcticEdge en Antarctique avec une certaine réserve. Je me disais : excellentes chaussures pour la Patagonie, mais sûrement pas pour l’Antarctique. Il suffit de penser aux conditions que nous avons affrontées là-bas : neige, froid, vent, eau, rayonnement UV intense… Sans parler du terrain, où l’on marche à 90 % sur des roches tranchantes, et le reste du temps dans la boue et la gadoue, avec les chaussures qui s’enfoncent. Pourtant, je me suis complètement trompé, car je n’aurais pas pu rêver de meilleures chaussures pour cette expédition.
Imaginez : vous quittez l’Europe en janvier, en plein hiver, pour arriver en Amérique du Sud où il fait 30 °C dans la capitale du Chili. Quand je repense à mes collègues qui, à cause des limites de poids des bagages, portaient déjà leurs lourdes bottes d’hiver, alors que moi j’avais les ArcticEdge, la différence était incroyable. J’avais des chaussures ultra légères et, même avec les +30 °C à Santiago du Chili, je les ai supportées confortablement pendant ce court moment. Ensuite, vous arrivez à Punta Arenas, où il fait déjà plus frais, mais toujours pas assez pour des chaussures lourdes, puisque vous êtes encore en Patagonie. Puis vient le choc : vous prenez l’avion pour l’île King George, puis un bateau jusqu’à l’île James Ross, et là, le terrain devient réellement extrême. Je donnerais honnêtement la note de 10/10 à ces chaussures. Même mes collègues, lorsqu’ils les ont remarquées, en voyant le soin que j’y apportais, leur légèreté et leur côté pratique, ont eu une réaction très positive à leur égard. :)
Dans quelles situations concrètes avez-vous le plus mis les chaussures à l’épreuve pendant l’expédition ? (par exemple : neige, humidité, longues distances)
Je dois avouer que je n’ai absolument pas ménagé les chaussures ; j’ai vraiment essayé de leur faire subir les mêmes conditions extrêmes que celles que j’ai vécues en Antarctique. Les ArcticEdge ont parfaitement résisté à la neige, au froid, à l’eau, à l’humidité, au rayonnement UV intense ainsi qu’aux longues distances. Je dois reconnaître qu’elles étaient très confortables pour les longs déplacements sur terrain difficile, ce qui les rend adaptées aussi à la randonnée hivernale. Le seul inconvénient, ou plutôt le seul endroit où je ne les ai pas utilisées, concernait les glaciers, car la semelle n’est pas conçue pour cela : elle est plate et glisse. D’un autre côté, nous avions également emporté d’autres chaussures dont nous pensions que les semelles seraient plus adaptées aux glaciers, mais sans crampons, on reste de toute façon totalement impuissant sur la glace.

Comment se sont-elles comportées en termes de chaleur ? Vos pieds sont-ils restés confortables même à basse température ?
En ce qui concerne la chaleur, j’en ai été pleinement satisfait. Je dirais même que lorsqu’il faisait chaud dehors, les chaussures restaient agréables à porter, et lorsqu’il faisait froid, elles me tenaient confortablement au chaud. Je dois toutefois mettre en avant un autre produit qui m’a peut-être procuré encore plus de satisfaction que les chaussures elles-mêmes : les chaussettes en mérinos Be Lenka. Pour moi, ce sont tout simplement les meilleures chaussettes que j’ai jamais portées de ma vie. Pour l’hiver, je ne peux déjà plus imaginer autre chose et j’espère sincèrement que Be Lenka propose aussi un produit similaire pour l’été. Elles ne manqueront certainement pas chez nous à la maison. Leur forme, leur hauteur idéale et tous les avantages de la laine mérinos, je les ai énormément appréciés.
L’une des caractéristiques essentielles est l’imperméabilité : les chaussures ont-elles été en contact avec l’eau ? Comment s’en sont-elles sorties ?
Les chaussures m’ont parfaitement soutenues au contact de l’eau. Je dois reconnaître qu’à plusieurs reprises, je suis entré avec elles dans des ruisseaux assez profonds pour des chaussures classiques, et j’ai ensuite traversé l’eau sans problème. Je les nettoyais même parfois de la boue en restant debout dans l’eau courante, et elles ne prenaient absolument pas l’eau. De ce point de vue, elles sont vraiment très adaptées et je dois souligner leur excellente imperméabilité. La seule mésaventure est arrivée le dernier jour, lorsque je suis accidentellement tombé dans la mer et que j’ai mouillé toute ma jambe jusqu’au genou. Malheureusement, lorsque l’eau entre directement dans la chaussure, on le sent forcément, mais ce serait le cas avec n’importe quelle paire. Cela dit, je n’ai même pas retiré les chaussures et, même complètement mouillées à l’intérieur, je n’ai pas eu froid. Ensuite, je me suis bien sûr changé, je les ai fait sécher et je suis reparti.
Comment évalueriez-vous leur résistance sur le terrain ? Avez-vous eu le sentiment qu’elles géraient les surfaces difficiles sans problème ?
Les ArcticEdge pourraient avoir un successeur appelé AntarcticEdge, avec quelques améliorations supplémentaires, mais cela reste simplement notre point de vue de scientifiques de l’expédition. La surface des chaussures a résisté aux conditions les plus extrêmes avec une facilité impressionnante. C’était un véritable test en pleine nature, où rien ne peut être laissé au hasard. La semelle a parfaitement tenu le coup, même si je ne l’ai pas ménagée et qu’elle a encaissé tellement de roches tranchantes qu’au final, c’est moi qui ai abandonné avant elle. De l’autre côté, la finition extérieure, le nettoyage, l’imperméabilisation - tout était excellent. Alors que des chaussures en cuir classiques demandent un entretien long et minutieux à la brosse à dents et à la cire, avec celles-ci, un simple spray imperméabilisant suffisait et le tour était joué. Elles ne se sont absolument pas déchirées et ont tenu bon jusqu’au bout. Je dois aussi souligner la très bonne protection contre les chocs à l’avant de la chaussure. La partie avant a remarquablement résisté et protégeait efficacement les orteils contre les blessures.
Les chaussures barefoot sont particulières - comment se déplacait-on avec elles dans de telles conditions par rapport à des chaussures classiques ?
Quand j’ai prononcé le mot barefoot et expliqué que j’allais les emporter en Antarctique, tout le monde me regardait comme si j’étais fou. Ce qui rend les Be Lenka particulières, c’est que l’avant de la chaussure est plus large, ce qui évite de déformer les orteils. La semelle reste ferme, mais il faut comprendre ce qui est réellement important dans une chaussure barefoot. Marcher presque pieds nus et tout ressentir ? Je pourrais alors simplement marcher pieds nus. Et chez un adulte, malheureusement, la voûte plantaire ne changera plus ; cet aspect est surtout essentiel pendant le développement à un jeune âge. Pour moi, le plus important est d’avoir une chaussure solide et stable, même sur des terrains difficiles, où une entorse de la cheville pourrait signifier la fin de l’expédition. Les ArcticEdge sont montantes, ce qui apporte également un bon maintien à ce niveau, mais surtout, ce sont des chaussures extrêmement confortables pour le terrain, ou pour la ville en hiver, et particulièrement adaptées aux longues marches. Elles sont vraiment conçues de manière à être aussi esthétiques en ville qu’efficaces sur le terrain.

Y a-t-il quelque chose qui vous a agréablement surpris avec ces chaussures ?
Absolument, il y a beaucoup de choses que j’ai déjà mentionnées, mais un détail m’a particulièrement impressionné et mérite vraiment d’être salué. J’ai toujours eu des problèmes de frottements au niveau du talon. Be Lenka ne m’a pas déçu : ce que vous avez ajouté à l’arrière de la chaussure, cette partie en cuir au niveau du talon, est une idée géniale qui mériterait presque une récompense. C’est incroyablement confortable, pratique et tout simplement excellent.
Et pour conclure : qu’emportez-vous avec vous de cette expédition, aussi bien sur le plan scientifique que personnel ?
Si j’étais à l’armée, je dirais probablement que garder les pieds au sec est la première chose à laquelle il faut faire attention. :D Je plaisante, parce que ce sont des collègues ayant fait leur service militaire qui me l’ont dit, et cela m’est revenu en tête en Antarctique. Mais plus sérieusement, ce continent m’a apporté une immense humilité. L’Antarctique vous montre à quel point l’être humain est petit et impuissant face à la force de la nature. On réalise à quel point ces paysages, différents chaque jour, peuvent vous absorber complètement, au point de ne plus vouloir quitter cette magnifique terre lunaire pour rentrer chez soi.
Sur le plan scientifique, j’ai rapporté des échantillons que nous analyserons encore pendant plusieurs années. J’espère sincèrement que les recherches menées régulièrement chaque année en Antarctique aideront les gens à comprendre qu’il faut traiter la nature avec respect. Car c’est elle qui était là la première et qui nous a donné la possibilité d’y vivre et d’en profiter dans toute sa beauté. Nous ne sommes ici que temporairement et ne sommes finalement que ses utilisateurs.
Les chaussures barefoot d’hiver conviennent-elles aussi aux conditions extrêmes ?
+ -Oui, surtout notre modèle techniquement avancé ArcticEdge. Il a été testé aussi bien en laboratoire que dans les conditions extrêmes de l’Antarctique, où il a parfaitement résisté à la neige, au vent, à l’humidité et aux terrains rocheux difficiles. Grâce à la technologie Primaloft, il offre un confort thermique jusqu’à -30 °C tout en conservant la flexibilité et la sensation naturelle barefoot à la marche.
Les chaussures barefoot prennent-elles l’eau dans la neige ou sous la pluie ?
+ -Des chaussures barefoot d’hiver de qualité, équipées d’une membrane et de matériaux déperlants, résistent sans problème à la neige et à l’humidité. Les ArcticEdge ont été conçues pour garder les pieds au sec même au contact de l’eau, de la neige ou de la boue. Lors de l’expédition en Antarctique, elles ont même été testées lors de traversées de ruisseaux et sur des terrains humides, avec d’excellents résultats.
Les chaussures barefoot d’hiver sont-elles suffisamment chaudes par grand froid ?
+ -Beaucoup de personnes pensent qu’on a forcément froid dans des chaussures barefoot, mais ce n’est absolument pas le cas avec nos modèles d’hiver. Les ArcticEdge, par exemple, utilisent la technologie d’isolation thermique Primaloft ainsi que la semelle ThermoGrip Neo, qui aide à isoler le pied du sol froid. Le résultat est un excellent confort même à très basse température.
Quels sont les principaux avantages des chaussures barefoot d’hiver par rapport aux chaussures d’hiver classiques ?
+ -Les chaussures barefoot d’hiver offrent un espace plus naturel pour les orteils, ce qui améliore le confort lors d’un port prolongé et des longues journées de marche. Comparées aux chaussures d’hiver classiques, elles sont souvent plus légères, plus flexibles et plus confortables à porter. Le modèle ArcticEdge apporte également des avantages techniques comme l’imperméabilité, la résistance à l’usure et la semelle antidérapante ThermoGrip Neo. Leur polyvalence constitue aussi un grand atout.
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